Moufdi Zakaria, poète et auteur de l’hymne national


moufdi zakariaMoufdi Zakaria, auteur des paroles de l’hymne national algérien et poète de la révolution

 

Moufdi Zakaria Al Cheikh est né en avril 1908 à Beni lsguen où il a commencé ses études. Il intégra ensuite des écoles tunisiennes et acheva ses études à la mosquée Ezzaytouna de Tunis.

Dès le début des années 30, il s’engage dans l’action politique et patriotique. Il était, à ce titre, un militant actif au sein de l’Association des étudiants musulmans nord africains, ainsi que dans les partis Etoile Nord Africaine, Parti du Peuple Algérien, Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques, Front de Libération Nationale.

Texte écrit en arabe de Qassam

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Il a contribué à l’activité littéraire et politique dans tout le Maghreb. De 1937 à 1959, il a été emprisonné à cinq reprises. Il a occupé le poste de Secrétaire général du Parti du Peuple Algérien et de rédacteur en chef du journal Echaâb qui appelait à l’indépendance de l’Algérie dès 1937.

Sa poésie reflète la réalité algérienne et maghrébine à travers ses différentes phases du combat de 1925 à 1977. Il était un partisan de l’union des pays du Maghreb. Ses poésies se caractérisent par une sincérité dans l’expression, et une éloquence dans les paroles. Il excellait dans la poésie patriotique.

Il est le parolier des chansons de la Révolution et de l’hymne national “Qassaman” ainsi que de plusieurs chansons populaires.

Il possède une riche production littéraire dont une partie n’est pas encore éditée. Parmi ses oeuvres on peut citer «La flamme sacrée», «A l’ombre des oliviers», «Inspiration de l’Atlas», et sa merveille éternelle «L’Iliade algérienne».

Moufdi Zakaria est décédé à Tunis le 1er jour du mois sacré de Ramadhan de l’année 1397 de l’Hégire correspondant au 17 août 1977.

Il est inhumé à Beni lzguen.