Les villes anciennes (ksour)


Les villes anciennes (ksour)

schema ville ghardaia

Schéma publié dans Bibliothèque de Travail – 1991

Les villes du M’zab, même si elles possèdent chacune une particularité, présentent toutes un plan pyramidal et concentrique qui s’organise autour de la mosquée et de son minaret.

Un mur d’enceinte délimite la partie basse où se situe la place du marché qui, contrairement à la tradition musulmane, n’est pas au centre de la ville.

Les rues de la partie basse sont suffisamment larges pour permettre aux chameaux bâtés de parvenir jusqu’à la place du marché.

En montant vers le haut de la ville, les ruelles et impasses deviennent plus étroites et sinueuses, se transformant parfois en escaliers. Certaines d’entre elles sont des impasses desservant plusieurs foyers.

 A l’extérieur, le crépissage est grossier : chaque zone d’ombre créée par le relief garantit un peu plus de fraîcheur à l’intérieur.

 Puits dans le ksar de GhardaiaLes puits

Bien qu’un système moderne d’alimentation en eau ait été mis en place, on tombe encore sur d’anciens puits, surplombés d’un palmier. Ce palmier, puisant le précieux liquide, fournissait des dattes dont la vente permettait à la communauté d’entretenir l’ouvrage.

 

Porte en bois dans la vieille ville de GhardaiaL’utilisation du palmier

D’une grande simplicité et jamais démesurée, l’architecture traditionnelle mozabite est dimensionnée par la taille des palmiers dattiers et des bras de l’homme.

En effet, tout est accessible à la main de l’homme, les arches ne dépassent pas la courbe d’une palme de dattier et les plafonds ne peuvent être plus large que la longueur d’un tronc (environ 4 mètres) car c’est le tronc qui sert de poutre.

 

Les maisons

Conçue pour préserver les résidents des regards étrangers, les maisons – espace traditionnellement réservé à la femme – sont précédées d’une entrée en chicane. Centrées sur elles-mêmes, elles sont ouvertes sur le ciel par un patio.

Le tissage étant l’activité féminine principale, on y trouve encore souvent un métier à tisser.

À l’extérieur, on ne verra jamais deux portes face à face, « afin de ne pas gêner le voisinage », expliquent les habitants.

Les murs extérieurs ont des lignes sobres et pures. Les rues sont étroites, pour conserver la fraîcheur, et en lacets, pour casser le champ de vision et couper la force des tempêtes de sable.

« Pour vivre heureux, vivons cachés » semble être la devise des Mozabites.

غرداية سياحة